C.

Croisée au lycée, je l’avais mise dans la case de ces jolies filles frivoles qui me tapaient sur les nerfs. J’avais donc été assez surprise de la retrouver un soir chez mon amoureux, qui ne fréquentait pas trop ce genre là. Sa cousine… Arf ! Le monde était petit. Puis, les années ont passé, mon amoureux est resté mon amoureux et la cousine, bien sûr, a cessé de me taper sur les nerfs. Jolie, elle l’était assurément. Frivole ? En tous cas c’était plus complexe, comme toujours quand on s’intéresse un minimum à quelqu’un. Dans les études, son chemin était confus. Elle semblait se chercher et se perdre un peu aussi… En famille, on se posait des questions, on s’inquiétait, on se demandait comment l’aider au mieux. Lui lâcher la grappe ? J’aurais aimé discuter mais je pensais ne pas être la personne adéquate. Nous étions si différentes et finalement on ne se connaissait pas vraiment. Et il y avait déjà tellement de personnes plus proches que ça me semblait bien suffisant. Peut-être une belle connerie de ma part…

Et en ce jour de juin, un coup de fil. Tu t’es suicidée, jetée sous un train, il y a 3 jours de cela… Je me souviens d’être assise sur le lit de mon studio. On part aussitôt. Ma robe grise, mes sandales compensées rouges. Belle-maman me prend dans ses bras en pleurant. On rentre avec la R5 et toujours les mêmes questions qui tournent en boucle dans ma tête. Pourquoi ? Comment  ? Pourquoi un train et pas un truc plus soft ? Pourquoi ne pas avoir lancé un appel au secours avant ? Je dissèque mille fois dans ma tête le mode opératoire, la description de tes vêtements, de tes cheveux. Et toujours LA question : pourquoi toi alors que moi non ? Moi aussi j’étais en suspens, moi aussi le suicide j’y pensais de temps en temps. Mais le passage à l’acte c’est autre chose… Pourquoi toi ? Étais-tu droguée ? Étais-tu à ce point lasse et sans espoir ? Pourquoi ? Comment ?

J’ai envie de te voir une dernière fois. Pour comprendre. Pour être sûre. Même très abîmée, mes yeux d’externes en chirurgie viscérale en avaient déjà vu d’autres. Mais ce n’est pas ma place…

Tout le monde est triste et sous le choc. Je suis assise dans l’herbe et dans ma stupeur j’essaie de réfléchir sans comprendre.

Environ un mois plus tard, mon cancer a été diagnostiqué. Mais je n’avais plus le droit de mourir et ce cancer a aussi été ma seconde chance à moi.

Les premières années, il m’arrivait parfois de « te » voir dans la rue, en imaginant que ton suicide n’était qu’une mise en scène pour aller refaire ta vie ailleurs. Je ne suis pas croyante alors je ne vais pas t’imaginer au paradis ou en enfer. D’ailleurs, je n’ai toujours pas très clairement compris la position de la religion quant aux suicidés et sur les éventuelles exceptions qu’elle pourrait y faire. Peu importe. Il m’arrive pourtant de me demander, à supposer que ton âme « flotte » encore quelque part, si tu es plutôt en paix et bienveillante ou si tu es encore torturée. Pour la bienveillance, je trouverais ça gonflé de te demander de bosser pour nous, c’est juste que j’affectionne ironiquement l’idée que les anciens veillent sur nous. Mais ancienne, tu ne l’étais pas vraiment non plus…

Aujourd’hui ça fait 10 ans. 10 ans !

Tout le monde a forcément dû apprendre à intégrer ta disparition, à lui donner du sens. Mais surtout, ça nous a changé dans le bon sens et sûrement à un point que personne n’imagine. De mon côté, même si à 32 ans je déplore encore mon grand manque de cuisson, il y a quand même du mieux. Je peux encore avoir des idées noires ou autodestructrices mais j’ai confiance en mon instinct de survie surdimensionné. Je sais aussi ce qui me fait rechuter et je veille au grain. Et tous les ans j’ai une piqûre de rappel.

En espérant ne pas avoir offensé ceux et celles qui sont plus proches…

Le rhinocéros et la licorne

Je fais écho au post I love ma cellulite de la Poule pondeuse car pour moi, il y a quelque chose de bien plus important dans cet article que la simple dénonciation de l’apologie à but lucratif d’un idéal féminin inatteignable :

Mais le changement devra d’abord passer par nous. Laissons notre gras tranquille. Cessons de nous juger les unes les autres, surtout à l’aune de nos capitons. [...] Que chacune puisse au moins se poser la question de pourquoi son gras lui est si insupportable.

On peut certes dénoncer (à raison) la société mais il faut aussi savoir corriger son propre tir. Parce qu’il n’y a pas non plus comme celles qui se plaignent que notre société est trop basée sur les apparences et qui plaident la cause des rondes pour aller juger la première nana qui passe avec un « T’as vu sa touche à celle-là ? ». Charité bien ordonnée commence par soi-même. Notre malaise ne vient pas tant de l’idéal choisi que de notre attachement à cet idéal d’apparence, quel qu’il soit. Quand bien même la norme serait de rentrer dans la taille 42 avec une dose basique de cellulite, certaines seraient encore exclues et pourraient continuer à déprimer face au conditionnement massif qui les met à l’écart.

Je ne comprendrai jamais les « Waa… elle a trop de la chance d’être mince / d’avoir perdu ses kilos de grossesse alors que moi… C’est trop injuste ». Que vient faire la justice là-dedans ? Si tu ne te sens pas bien dans ton corps actuel, prends-toi en mains. Au lieu de tourner en boucle sur la voisine, mets plutôt ton énergie à contribution pour te remettre en phase avec ton poids, accepter ton corps tel qu’il est et si besoin perdre ces kilos qui te restent en travers du bidon.

C’est comme les « OK je ne fais pas si et mi (ni sol, ni ré d’ailleurs) mais ça ne veut pas dire que… ». Ben si un peu quand même ! Si tu ne fais de sport et que tu n’aimes pas ça, accepte qu’on ne coche pas la case sportive à ton sujet. Et sans venir négocier avec des « Oui mais j’aime les balades en forêt et je porte les packs d’eau en revenant des courses, c’est tout aussi bien ». Quand bien même tu n’as pas choisi la meilleure option, assume. Ne va pas dire que c’est la société qui est injuste en ayant des critères trop restreints.

Il serait certes bon d’ajuster les standards à la majorité et d’arrêter de créer du mal-être pour asseoir son business mais il s’agit avant tout d’apprendre à s’accepter tout en assumant ses propres choix et l’être que nous sommes. Et accepter la voisine telle qu’elle est, c’est pas mal non plus !

Tu en veux encore ? Ou tu as fini ?

Chez l’apprenti parent, deux sujets sont hautement sensibles (voire explosifs) : les nuits et la bectance.

Pour le premier, je t’invite à aller lire l’article en 2 parties de Ficelle, « Si tu veux dormir la nuit, donne-lui un bib’ » (1) et (2). Sept blogueuses y racontent leur expérience et, comme tu n’oublieras pas de parcourir aussi les commentaires, tu pourras constater que c’est souvent… euh… pas gagné ! Et surtout que c’est avant tout une question de plus ou moins bonne pioche (et nous c’est visiblement plutôt mauvaise pioche quand même hein ?). Alors, si tu veux mon avis (évidemment que tu veux) :

  • te la joue pas trop si tu as fait bonne pioche parce qu’au prochain ça ne sera pas forcément la même,
  • ne pleure pas trop si tu as fait mauvaise pioche parce que ça peut toujours être pire (si !)
  • utilise la méthode qui TE paraît la plus adéquate pour ton bébé et ta famille à l’instant X (et ça a le droit de changer entre X et Y)
  • essaie d’accepter la situation telle qu’elle est (ça évite de souffrir).

Bon ! Mais aujourd’hui, je voulais surtout parler de la bectance. Chez moi, la question englobe l’allaitement (mais tu peux lire quand même si tu n’allaites pas/plus), le solide et le rapport poids/puissance taille. Sûrement que si ton bébé tire naturellement plus du homard que de la crevette, le sujet a moins tendance à te stresser. Néanmoins, un peu comme pour le sommeil, ça pourrait bien n’être qu’une simple histoire de pioche donc ça pourrait t’intéresser un jour. Toujours est-il que pour moi, la question est assez prise de tête. J’en ai déjà parlé ( et ) mais depuis ça ne s’est pas amélioré.

Mon histoire commence cette fois par un mon-bébé-manque-t-il-de-quelque-chose à propos des laitages. Vu que chaque fois que je dis que j’allaite toujours ma fille (12 mois et demi), on s’inquiète de savoir si elle ne manque pas de laitages (« Et donc tu ne vas du tout lui donner de lait de croissance ? » — ma mère,  « Et sinon elle prend des fromages ? » — la pédiatre), je voulais quand même vérifier les besoins en laitages (fromages, petits suisses, yaourts…) chez le bébé allaité et diversifié. Comme ce n’est pas le genre d’info facile à trouver (l’allaitement du bébé diversifié, c’est vraiment le côté obscur de la force), je me suis dit que le plus simple était encore de prendre directement l’avis d’une consultante en lactation. J’ai donc envoyé ma questionette à Véronique Darmangeat qui m’a très gentiment répondue (merci) tout en me conseillant le livre Mon enfant ne mange pas de Carloz González (merci dobeul). Je ne sais pas si ma question était juste significative d’une inquiétude plus globale ou si c’était un coup de génie de sa part mais ce livre a finalement répondu à mes attentes, bien au-delà de ce que j’espérais !

De quoi ça cause ? Le pédiatre Gonzáles s’adresse ici aux parents qui s’inquiètent de savoir si leur enfant mange assez. Il y parle allaitement (mais aussi biberon) et solide, relativise les courbes de croissance et nous convainc de ne JAMAIS forcer un enfant à manger mais plutôt d’avoir confiance en sa capacité naturelle à combler ses besoins. J’y ai aussi trouvé la meilleure explication de l’allaitement à la demande (mais j’y reviendrai parce que ÇA aussi c’est trop bien et il faut que je te raconte !).

Je ne me suis jamais vraiment inquiétée de la santé de Ghanima mais le fait qu’elle soit dans la petite moyenne sur les courbes de croissance et qu’elle mange régulièrement trois fois rien… Ça a tendance à me stresser. Quand je dis qu’elle est dans la petite moyenne sur les courbes (oui celles de l’OMS qui sont adaptées au bébé allaité), c’est qu’elle est juste en dessous de la courbe moyenne donc pas en plein milieu de la zone basse, pas au ras de la courbe du bas, pas en dessous des courbes… En un mot, tout va extrêmement bien mais… Ghanima n’a jamais mangé beaucoup de solide. Au mieux, vers 11 mois, elle mangeait assez régulièrement un pot de légumes (oui madame avec de la viande ou du poisson, et oui adapté à son âge) et un pot de fruits. Depuis quelques temps, elle mange au plus la moitié d’un pot de légumes, les fruits remportant toujours autant de succès. On n’a jamais lutté à mort mais c’est vrai qu’on a essayé de la divertir, de la convaincre de prendre une cuillère de plus. J’avoue que la voir arrêter de manger après 2 cuillères m’a fait criser plus d’une fois. Depuis ce livre, je suis plus cool et on arrête sans insister dès qu’elle montre qu’elle n’en veut plus. Pourtant même si la logique me dit que tout va bien, je sens que ça a encore tendance à m’embêter. Le pire est que je n’en comprends même pas très clairement la raison.

Ce que je peux dire c’est que l’obsession de l’entourage n’y est certainement pas pour rien. Ma mère la première, sans même s’en rendre compte si ça se trouve, la ramène régulièrement : « Elle a la taille que tu avais à 6 mois » (eh non j’ai vérifié !), « Allez mange encore un peu de compote (sous-entendu pour moi : allez essaie de lui en redonner) »… Non mais sérieusement d’où ça vient cette obsession ? Rien que l’autre jour, une vendeuse chez Séphora : « Waaa… Elle est trop mignonne, quel âge elle a ? 12 mois ? Ouu… C’est une crevette ! Mon bébé a 9 mois et il est pareil ! ». Et moi de répondre « Oui ça ne m’étonne pas » au lieu du « Mais on t’emmerde, est-ce que je te demande si tu as suffisamment grandi ? ». (Donc si tu lis ceci et que tu as, toi aussi, un wonder bébé qui fait 73 cm à 9 mois, pense à ne pas venir culpabiliser inutilement les mamans des autres, hum ?). D’ailleurs c’est peut-être ça mon problème : l’angoisse d’être une mauvaise mère (encore et toujours). Parce qu’en tant que parent (et sans doute que la mère se sent encore plus concernée), tu es responsable de ce que mange ton bébé, quantitativement et qualitativement, alors tu as la pression. Attention, on t’attend au tournant ! Après tout, c’est toi qui décide de l’allaiter ou de biberonner, de lui filer du petit pot ou de le laisser manger du morceau (oui le baby led-weaning ou diversification menée par l’enfant, tu as bien suivi), de lui proposer ou pas tel ou tel aliment… Donc en gros si ton bébé est une crevette, c’est sûrement que tu as merdé quelque part. CQFD ! Arf… Mais pourquoi faut-il toujours qu’on encourage tout ce qui peut être culpabilisant ?

Enfin ! Tout ça pour dire que ce livre fait beaucoup de bien, si tu t’inquiètes, et si tu t’inquiètes pas, il peut toujours te servir à ne pas venir pourrir inutilement une maman qui n’a rien demandé (et c’est déjà beaucoup).

Le complexe de la femme au foyer

Comment passer de la working girl à la femme au foyer en 3 étapes.

Étape 1 : Avoir (au moins) un bébé que tu veux tellement t’en occuper que ça te fendrait le coeur de le laisser à une nounou toute la journée.

Ben oui, le bébé, c’est quand même un peu la base, histoire de pas faire trop tire au flanc non plus, hein ? Quoi que se la jouer « je prends une année sabbatique pour un wonderful projet perso » t’apportera sûrement plus de retours positifs qu’un « je m’arrête de travailler pour m’occuper de mon bébé ». Mais, bref ! Donc, un bébé oui, mais il faut surtout être mo-ti-vée ! Si tu te vois déjà dépérir rien qu’à l’idée de passer tes journées à t’occuper de ton bébé, mieux vaut reprendre le boulot. Après, tu n’as pas besoin d’être extrémiste non plus. Par exemple, tu peux très bien accepter qu’une personne de ton entourage garde ton bébé une heure ou deux. Mais si l’idée de le laisser toute la journée, tous les jours à une autre, te met la boule au ventre et te donne l’impression de juste passer à côté de l’essentiel de ce qui fait ton bonheur, c’est que tu tiens le bon bout. Attention quand même à ne pas confondre couche et lange : la simple appréhension de laisser ton bébé à une inconnue ne compte pas ! Même les mamans qui veulent reprendre le boulot ont du mal au début, heyyy oui…

D’ailleurs, tu le sais bien qu’elle existe la super assistante maternelle qui prendrait soin à merveille de ton bébé qui, tel un bambou dans la brise, s’adapterait en moins de deux à la situation. Mais c’est pas ÇA le problème ! Le vrai problème, celui qui te fout les boules, c’est que toi ca te botte pantoute de jouer les intermittentes du pestac, toi ce que tu veux c’est le job à temps plein ! Et puis d’abord tu vois pas pourquoi tu n’aurais pas le droit de le faire. Après tout, si tu l’as fait ce bébé, c’est pas pour le refiler à une autre donc pourquoi qu’il faudrait laisser ce job à l’assistante-maternelle-qu’est-trop-géniale ? C’est vrai qu’il y a des moments où ce bébé te rend dingue, que de temps en temps cet incroyable cadeau de la vie te paraît franchement empoisonné. Mais n’empêche que c’est ton bonheur à toi de le voir grandir et découvrir de nouvelles choses. Oué tu es peut-être un peu égoïste sur ce coup mais ça peut bien t’arriver une fois dans ta vie nan ? Et puis t’inquiète, le temps où ton nain commencera à voler de ses propres ailes arrivera suffisamment vite.

Étape 2 : Ne pas être follement emballée par l’idée de retourner au boulot.

Et pourtant, tu le sais que dans la vie il faut travailler, c’est pas comme si tu avais l’habitude de te la couler douce en attendant que l’argent tombe du ciel. D’ailleurs, si ton plan de carrière avait été de faire femme au foyer dès le départ, tu te serais pas embêtée à faire des études (et des longues éventuellement). Il faut dire que tu aimes bien t’investir dans ton travail et tu n’es pas mauvaise à ce que tu fais. Seulement, quand tu lis à longueur de temps que le boulot c’est le top de l’épanouissement, tu commences à tiquer. Parce que bon ! Le boulot c’est bien sympa mais c’est pas du 100% la fête non plus hein ? Dans la vraie vie ça ressemble plus souvent à ça : tu cours toute la journée mais tu n’as le temps de rien, tu es crevée, le chef te gonfle, avec les collègues c’est chacun pour sa pomme et le boulot en lui-même n’est pas toujours aussi passionnant que tu l’espérais mais au moins ça paie les factures. Alors si tout ça c’est essentiellement pour gagner de quoi te payer, au comble de ton épanouissement, une femme de ménage et une nounou pour s’occuper de ton propre business à faible valeur ajoutée… Ben tu te dis que ça vaut peut-être le coup d’y réfléchir.

Certes, il y a les trente-cinq-heureuses et celles qui bossent à temps partiel… Toi, c’est sûr qu’avec tes 50h par semaine ça te paraît un peu surréaliste mais il n’y a pas de mystère, même les wonder working mamans, ne démultiplient pas le temps ! Parce que toi t’y croyais au départ, que si la mission te semblait impossible c’était juste parce que t’étais une nullos. Mais non ! Même avec un super boulot génial que tu as trop envie de reprendre, 50h et des heures de trajets, ça fait un peu court pour la vie perso. Alors, bien sûr, tu peux toujours essayer de te trouver un autre job, plus compatible avec tes objectifs professionnels et personnels, quitte à faire quelques compromis sur ton plan de carrière initial. Sauf que t’as pas envie de le faire, parce que ce qui te motive c’est de profiter de ton bébé, que la maternité a changé tes perspectives et que c’est l’occasion de réfléchir sérieusement à ta vie, ton œuvre, tout ça tout ça. Et ben oué, et alors ? Après tout, avant c’était la norme, pourquoi d’un coup la femme n’aurait plus le droit de se payer le luxe de rester à dom pour s’occuper de sa progéniture ? N’en déplaise aux horrifiées du retour aux années 50, quand les copines ont hâte de se sortir les mains des couches et de retrouver du temps pour elles en allant au boulot, toi tu te dis que tu prolongerais bien la pause. Et pourquoi pas ?

Étape 3 : Pouvoir compter sur quelque moyen de financement.

Eh oué ! Parce que tu peux bien avoir envie d’arrêter de travailler pour t’occuper de ton bébé d’amour, si tu n’as pas de sous tu peux oublier. Rappelons que le congé parental a une durée initiale d’un an au maximum mais qu’il peut être prolongé 2 fois, sans toutefois excéder la date du troisième anniversaire de l’enfant. Pendant ce congé, le contrat de travail est suspendu, tu n’as donc pas de salaire mais à son issue, ton employeur se doit de te faire retrouver ton emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente. Comme il n’est pas évident de vivre d’amour et d’eau fraîche, la CAF vient à ton secours avec la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE). Pour le premier enfant, tu peux recevoir le complément de libre choix d’activité (CLCA) pendant 6 mois (disons 552,11 €) et après il y a l’allocation de base (177,95 €). À partir du 2e enfant, tu peux recevoir le CLCA pendant 3 ans.

Tu auras rapidement compris qu’au premier enfant, au delà de 6 mois on espère grandement que tu reprendras le travail. D’ailleurs, si tu reprends, tu auras même droit au complément de libre choix du mode de garde. Si tu ne reprends pas, par contre, tu vois rapidement que ce n’est pas avec l’allocation de base que tu vas boucler le budget. Donc ! Plusieurs options : tu gagnes au loto, tu as une rente qui tombe du ciel chaque mois, ou de manière plus réaliste, tu as un gentil mari qui gagne bien sa vie et tu as quelques économies dans lesquelles tu peux tailler dans le vif.

Quoi qu’il en soit tu vas devoir apprendre à faire quelques économies et devenir (encore plus) la reine du système D ! Finis donc les vacances au club Med, les crèmes, soins du visage et du corps qui coûtent la peau des fesses (mais que de toute façon tu n’as plus le temps d’utiliser), les petits restos où tu avais l’habitude d’aller après le boulot quand tu étais trop crevée pour faire la cuisine, et patati et patata. Tu abandonneras aussi l’idée des magnifiques chaussures à talon trop chères belles qui te font mal aux pieds aux bouts de 20 pas (mais que tu t’en fichais vu qu’au bureau tu n’as jamais fait plus de 20 pas). Ben oué, maintenant il va falloir assurer pendant tes kilomètres de renforcement fessier balades quotidiennes. Adios également le shopping compulsif pour ta garde robe personnelle. Mais, point positif, maintenant que tu ne bosses plus, tu pourras t’habiller comme bon te sembleras, exprimer ta personnalité et ton côté créatif (et le jogging n’est pas créatif !). Enfin, surtout tu te rappelleras qu’il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux… Hu-hum !

J’ai testé le porte-bébé Wallaboo

Si notre magique écharpe adorée JPMBB remporte tous nos suffrages, il n’empêche qu’à l’arrivée de l’été, nous avons eu envie de lui faire quelques infidélités pour une alternative plus légère et si possible ultra facile à utiliser. J’étais donc repartie en chasse, éclairée par l’expérience de la Poule (ici ou ) et de Ficelle ( puis ), quand, un peu par hasard, ma souris est tombée nez à nez avec le porte-bébé Wallaboo. Connaissant la qualité de leurs produits, il n’en fallait pas plus pour me pousser à essayer leur porte-bébé. Après moult péripéties et pas moins de deux commandes, j’ai enfin pu le tester donc me voici au rapport !

Mais kézako que ce porte-bébé ?
Il s’agit d’un sling (une seule épaule) sans anneau ni boucle adaptable à différentes tailles de porteur par un système de scratch. 3 positions de portage sont possibles : dodo en hamac, assis face au monde ou sur la hanche. Enfin, il est proposé en coton (49 €) ou en suédine (59 €), avec plusieurs coloris plein de peps : vert, orange, rouge, bleu marine, marron, noir et écru. On le trouve chez Fnac éveil & jeux mais vu mes déboires avec eux, je conseille vivement de le commander directement sur le site web de Wallaboo (en plus les frais de port sont offerts !).

Facile à utiliser ou pas ?
Ce porte-bébé est vite enfilé (forcément il n’y a pas de noeud à faire) et facile à ajuster. Je dirais quand même qu’il y a un petit coup de main à prendre pour savoir comment positionner bébé au mieux à l’intérieur, surtout que bébé prendra un malin plaisir à tendre les jambes au moment où on voudra l’installer en tailleur, hum. Mais dans l’ensemble on ne peut pas dire que ce soit compliqué donc il répond assez bien au critère.

Quid du confort côté bébé ?
C’est sans doute sur ce point que je suis la plus mitigée…

Soit que je n’ai pas réussi à l’installer correctement, soit que la position n’est vraiment pas idéale mais je ne suis pas du tout convaincue par la position sur la hanche. Déjà, quand c’est moi, même avec le réglage le plus court, la pitoune n’est vraiment pas maintenue donc ça ne fonctionne pas. Le problème est résolu quand l’homme fort fait le porteur mais j’ai alors l’impression que l’écharpe scie un peu l’arrière des genoux de bébé. Bilan : on a définitivement abandonné cette position au bout de 5 min.

En position hamac, je ne sais pas trop…

Oué c'est la crise du logement

Le petit marsupial fait son dodo

Au premier abord, la pitoune (7,5 kg) semble à l’étroit mais je n’affirmerai pas pour autant que ce n’est pas confortable. En même temps dans un vrai hamac, c’est un peu comme ça aussi non ? Ce qui est sûr c’est que ça ne l’empêche pas de faire un petit dodo tranquillou en cours de balade.

Le top reste la position face au monde où bébé, en tailleur avec un bras (ou deux) sorti, est aux premières loges pour observer tout ce qui se passe. Là non plus ça n’a pas l’air d’être le total confort mais la pitoune apprécie, il n’y a pas de doute !

Héhé trop rigolo

Et le confort du porteur ?
Au départ, j’avais des doutes dans la mesure où le bébé est positionné assez bas. Pourtant, après des balades de plus d’une heure, zéro douleur ! Le seul bémol serait peut-être que je me sens souvent plus rassurée avec une main qui tient un peu la petite fée, rapport au fait qu’elle a tendance à se pencher dans tous les sens, hum. Mais ce point reste vraiment une bonne surprise (le confort hein, pas les agitations de la mini naine).

Au bilan, cette écharpe ne risque pas de remplacer notre JPMBB mais quand il fait chaud ou qu’il s’agit de faire une sortie rapide, elle remplit assez bien son rôle. Vous voulez en voir plus ? Allez jetez un oeil au set Wallaboo baby sling sur Flickr (rrhooo et puis allez donc voir aussi les photos de la JPMBB, elles sont superbes !).

Diversification alimentaire

Six mois révolus, il est temps de se lancer dans une nouvelle aventure : la diversification alimentaire ! Et là encore point de parcours fléché ou balisé, chacun pourra aller à son rythme, à sa façon… Le tout étant d’arriver au but ultime : faire découvrir à bébé de nouveaux goûts et surtout, la nourriture solide (enfin on pourrait aussi parler de semi-mou mais bon). Encore une fois, c’est l’as de la débrouille mais, comme quelques repères n’ont jamais fait de mal à personne, voici quelques pistes.

Avant tout, rappelons que l’allaitement maternel exclusif permet un développement optimal du nourrisson jusqu’à 6 mois et que l’introduction d’une alimentation complémentaire entre 4 et 6 mois n’apporte aucun bénéfice particulier. Ce n’est pas moi qui le dit mais l’HAS (Haute Autorité de Santé) et l’OMS. Et « l’allaitement au sein exclusif » signifie que l’on ne donne à l’enfant que du lait maternel et aucune autre boisson ou aliment, pas même de l’eau.

Non pas que je veuille à nouveau promouvoir l’allaitement maternel (le lait maternisé couvre également parfaitement les besoins nutritionnels de bébé les six premiers mois) mais une petite piqûre rappel de temps en temps ne fait pas de mal quand l’entourage commence à nous mettre un peu trop la pression avec la diversification (suivez mon regard).

Toujours est-il qu’il n’est pas interdit non plus de faire découvrir à bébé quelques nouveautés entre 4 et 6 mois. Surtout, si vous avez autant de succès que nous avec la pitoune, ce n’est pas la micro cuillère de compote prise à 4 mois et demi qui risque de compromettre votre lactation.

Bon ! Je voudrais quand même revenir sur cette histoire de pression de l’entourage. Déjà, et encore plus quand on allaite, la maman a tendance à cogiter sec (est-ce que bébé a suffisamment tété ? est-ce que je devrais lui proposer plus/moins souvent le sein ? il tète moins longtemps mais plus activement donc ça compense…). Mais j’ai l’impression qu’une maman qui allaite titille encore plus l’entourage. Remarque, ce n’est peut-être qu’une idée et peut-être que j’en entendrais autant au biberon. Toujours est-il que franchement les remarques du genre « Oui mais je trouve que ces deux derniers mois, Ghanima n’a pas bien grandi et qu’il faudrait commencer à lui donner du solide. Elle a beau rester dans la bonne moitié de la courbe de croissance, n’empêche qu’elle ne suit plus exactement sa courbe du début. Et j’ai aussi remarqué qu’elle tétait moins longtemps. », « Elle a besoin de forces cette petite », « De toute manière, maintenant les pédiatres ont tellement peur de l’obésité qu’ils ne disent plus rien »… Il y a aussi les « Hum… Mais tu ne lui donnes pas d’eau ? Tu ne voudrais pas lui donner de l’eau, il me semble qu’elle doit avoir soif avec cette chaleur… ». Pourtant, je n’ai pas le sentiment d’être spécialement rigide… Quoi qu’il en soit, je ne vais sûrement pas forcer la mini naine à avaler sa purée / compote parce qu’ELLE A 6 MOIS LÀ, IL FAUT LA FAIRE MANGER DU PETIT POT !

Pour terminer sur la question de l’allaitement, il faut dire que je commence à verser du côté obscur… Initialement je m’étais fixé 6 mois et je prévoyais de passer au biberon en parallèle de la diversification. Et puis finalement, je continue. Je ne sais pas pour combien de temps, on verra bien. « Mais tu ne vas quand même pas l’allaiter alors qu’elle aura ses dents ? » Arf ! Enfin, donc vous l’aurez compris : je fais dans la diversification du bébé allaité, ce qui élimine un certain nombre d’articles sur la diversification commençant par l’ajout de céréales dans le biberon !

En pratique, il n’y a pas de recette à suivre à la baguette, ni de train à prendre, mais j’ai bien aimé :

  • le guide 6 mois – 3 ans : la diversification alimentaire sur Mangerbouger.fr (simple mais assez complet)
  • la fiche pratique La diversification du bébé allaité de Lactéo (juste pour se rassurer)
  • le site www.diversificationalimentaire.com en faveur des aliments en morceaux plutôt qu’en purée ou compote (une approche différente qui peut donner des idées)

Sinon, j’ai aussi acheté Mon livre de recettes pour bébé de Jenny Carenco pour prendre des idées de menu et je le trouve très bien fait. Les recettes, classées par âge sont simples et appétissantes (je recommande la purée pommes de terre maïs).

Mon livre de recettes pour bébé

Et de votre côté, ça se passe comment ?

Les vacances, pas de tout repos !

Quoi ? Plus d’un mois que je n’ai rien écrit ? Mais c’est un véritable scandale !! Arf… Enfin bref ! Me revoilà pour parler de la pitoune, de ses vacances et surtout du bilan mitigé qui nous laisse sur les genoux.

Au programme, descente sur Lyon dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 juillet pour passer quelques jours en famille avant de repartir le vendredi 16 au matin direction Castres (St Germier pour être exact). Qu’avions-nous à faire si loin de chez nous ? Eh bien, assister au mariage d’un couple d’amis ! Et comme l’occasion faisait le larron, on en a profité pour faire une mini halte dans le sud et déjeuner avec mon père qui ne connaissait toujours pas la petite fée. Retour sur Compiègne prévu le lundi 19. Bref ! Un voyage bien ficelé avec des trajets optimisés pour se caler autant que possible sur le rythme de la pitoune et tout et tout. Enfin, qu’on croyait…

En moins d’une semaine, la petite fée aux mille sourires est devenue Miss Je-suis-grognon-toute-la-journée, avec pleurs à la moindre occasion, zéro patience et surtout impossible à endormir. Nous sommes partis pour St Germier avec un peu d’appréhension et ça ne s’est pas arrangé. La première nuit sur place a été épique : après sa tétée à 3h du matin, Ghanima s’est subitement emballée, impossible à rendormir, pleurs à fond malgré berceuses et câlins. Finalement, elle s’est endormie dans notre lit où elle a finit tranquillement la nuit (ce qui n’était jamais arrivé). Le lendemain, elle semblait plus calme ; dormir avec nous l’avait visiblement apaisée. Elle est restée en écharpe pendant tout le mariage, y compris pendant le repas. Nous n’avons pas trop tardé à aller nous coucher et avons pris Ghanima directement dans notre lit. Nous sommes finalement rentrés le dimanche : départ 14h, arrivée 2h et quelques à Compiègne, 3 tétées, Ghanima qui pleure pratiquement 2h, embouteillages à minuit et demi à Paris… La totale ! Fabien a conduit tout le trajet. Je ne sais même pas comment il a réussi mais en tous cas je lui dois une fière chandelle car j’étais épuisée physiquement et nerveusement. Bref ! Nous étions plus que soulagés d’arriver enfin à destination et de retrouver notre calme foyer.

En trois jours à la maison, Ghanima a progressivement retrouvée ses marques et moi je me remets doucement. Mais surtout, sachant qu’on a l’intention de repartir un peu en vacances en août, on s’interroge pour trouver comment faire pour que ça se passe mieux pour la pitoune.

Déjà quand on était descendu sur Lyon à Pâques, ça avait été un peu difficile sur la fin de notre séjour alors on savait qu’il fallait faire doublement attention à Ghanima. Le point sur lequel on ne transige jamais : son sommeil. On ne la réveille pas pour partir en vadrouille et on essaie de faire les grands trajets pendant qu’elle dort. Et sinon, on essaie au maximum de respecter son rythme, d’installer une routine sur place avec les mêmes horaires qu’à la maison et on guette les signes de fatigue… Mais la pratique est moins évidente que la théorie.

D’abord, même si on emporte la moitié de la maison (mobile, Doomo, piscine, doudous, jouets…), l’environnement est forcément différent. Le plus gros changement était probablement le lit : au fond d’un lit pliant avec moustiquaire alors qu’à la maison son lit à barreaux est toujours en position haute et sans moustiquaire. Est-ce que ça l’a perturbée ? Difficile à dire…

Ensuite, quand on n’est pas chez soi, c’est beaucoup plus difficile de gérer le timing, en particulier le soir. En temps normal, le coucher se passe toujours de la même façon : on mange, on arrose les plantes puis bain, tétée du soir au calme dans la pénombre, détente câline pendant un quart d’heure puis dodo généralement à 22h avec grand calme dans la maison. Là, ça n’avait pas grand chose à voir. Mais comment faire quand on ne maîtrise pas l’heure de fin du dîner ou la présence tardive des invités ? Au mariage, on nous félicitait d’habituer Ghanima à s’endormir au milieu du bruit. À la fois, je suis d’accord et à la fois nous non plus on ne dort pas bien au milieu du tapage alors pourquoi faudrait-il habituer son bébé à ça ?

Je remarque aussi que nous gérons beaucoup moins bien sa grognonerie en dehors de la maison, sans doute par peur d’importuner l’entourage. Par exemple, lorsque Ghanima s’impatiente pendant le dîner, à la maison on lui fait simplement comprendre qu’elle doit patienter. À l’extérieur, on l’occupe : quelqu’un la prend sur ses genoux, lui fait faire un tour, etc. Mais a posteriori, on se rend compte qu’elle est systématiquement stimulée (et bien sûr elle en redemande). Elle a beaucoup moins de moments de calme, de moments où elle doit s’occuper toute seule. Ne serait-ce que le matin, à la maison elle se réveille doucement en jouant toute seule dans son lit. Là, on la prenait avec nous tout de suite. D’un côté, le fait de toujours avoir quelqu’un pour s’occuper d’elle est assez pratique et ça permet aussi aux grands-parents d’en profiter un peu alors qu’ils ne la voient pas souvent. Et il y a les arrière grands-parents, etc. C’est aussi le soucis, essayer de contenter tout le monde, sans faire de jaloux le peu de temps que dure notre séjour. Parfois, j’ai peur de la surprotéger. Après tout, elle ne voit quasiment que ma trombine tout le temps donc j’ai l’impression que c’est plutôt une bonne chose qu’elle soit au contact d’autres personnes… Mais au final, en une journée, elle passe entre les bras de plein de gens. Il nous semble évident qu’elle est beaucoup trop sollicitée et qu’il faudra bien plus la protéger le prochain coup. Pourtant, même sachant cela, j’ai peur de ne pas faire bien mieux…

Nous avons été surpris de voir à quel point ça avait apaisé Ghanima de dormir avec nous. Faut-il prévoir de la faire dormir d’emblée dans notre lit aux prochaines vacances pour compenser des journées inévitablement chargées ? Je n’ai rien contre le cododo mais ce n’est peut-être pas mieux de lui donner cette habitude…

Et vous, vous gérez ça comment les vacances en famille ?

Ma nounou idéale

Je l’avais lu mais je pensais que c’était un peu exagéré… Eh bien non ! Sur liste d’attente depuis août 2009, nous n’aurons pas de place en crèche collective en septembre 2010. Après rencontre de la directrice de la crèche la plus proche de chez nous, j’ai un peu mieux compris. Elle m’expliquait qu’ils avaient 15 places alors s’ils prenaient 18 enfants c’était déjà bien. Mais, sachant que nous sommes sur les listes depuis longtemps, nous serons prioritaires pour la rentrée de septembre 2011 ! C’est sûr… Bon ! Elle garde quand même mon nom au cas où mais il ne faut pas s’attendre à un miracle. Comme j’avoue avoir traîné avant de m’occuper du problème, je culpabilisais un peu mais la brave dame m’a aussitôt rassurée : ça n’aurait rien changé que je les appelle plus tôt. Simplement, il y a bien plus de demandes que de places donc c’est comme ça. J’ai donc rappelé le guichet unique de la mairie pour voir ce que je pouvais faire et elle m’a proposé de me renseigner auprès de la crèche familiale. J’ai donc appelé la crèche familiale et obtenu un rendez-vous avec la directrice pour faire une pré-inscription. Actuellement, suite à notre entretien, j’attends qu’elle me rappelle et je suis censée la rappeler mi-juin si elle ne m’a pas encore donné signe de vie. Trouver une nounou n’est quand même pas une mince affaire…

Rien que sur le mode de garde, ce n’est pas évident. En fin de compte, la crèche familiale me paraît un bon compromis : le suivi personnalisé comme avec une assistante maternelle, le cadre de la crèche pour les activités collectives sans les échanges de germes quotidiens, le contrôle régulier des assistantes maternelles qui donne l’impression qu’on risquera moins de tomber sur une tordue que si on part soi-même à la pêche à la nounou… Par contre, si j’ai bien compris, on n’aura pas trop le choix non plus donc si l’assistante maternelle sélectionnée ne nous plaît pas, c’est marche ou crève. À noter que c’était aussi un peu le but de l’entretien avec la directrice que de comprendre nos attentes. Mais pour le coup je ne suis pas sûre d’avoir été très performante.

« Euh… ben… Je voudrais pas qu’on s’énerve après ma fille ou qu’on la laisse juste pourrir dans un coin… euh… Oui, non fumeuse… Animaux ok (on a quand même deux chats)… Étrangère ok… Jeune ou vieille ok… Enfin du moment qu’elle s’occupe bien de ma fille, voyez ? ». Arf, j’aurais dû y réfléchir à l’avance !

On m’a aussi demandé ma vision de l’éducation. Là encore je mets zéro pointé à ma réponse. C’est à dire que je n’ai pas encore d’idée bien définie, moi ! Certes, j’ai une idée de base (genre ni sévères, ni permissifs), je lis Parents efficaces de Gordon et ça me plaît bien mais après je pensais plutôt aviser une fois en situation. Et en quatre mois, il n’y a pas eu non plus tellement de dilemmes éducatifs à résoudre, voyez ? Enfin j’ai pas eu l’impression… Oui, on n’aime pas la laisser pleurer, on lui parle, on la câline, on essaie d’avoir la banane plutôt que de tirer la tronche… Mais ça paraît pas évident pour une nounou ? Ça se dit ça : « Je voudrais une nounou joyeuse et câline » ? Enfin câline, pas étouffante non plus… Bon ! J’ai bien compris qu’il faudra être plus performante lorsque je rencontrerai la nounou potentielle donc j’ai cherché de quoi me faire une petite liste de points importants.

Hors impression générale quant à la personne elle-même et à l’environnement dans lequel elle se propose de garder la prunelle de nos yeux, il est conseillé de s’intéresser à ses motivations, à ce qu’elle a fait jusque là (parcours, expérience, références) et plus concrètement à comment ça se passera (présence d’autres enfants, déroulement d’une journée type). Il y a aussi les questions pratiques sur le matériel à lui fournir, la préparation des repas. Et après j’ai l’impression qu’il faut savoir lire un peu entre les lignes pour voir si vraiment ça va le faire ou pas… Tu colles ou tu colles pas à mon image de (super) nounou ?

En essayant de trouver les critères des autres mamans sur Internet, j’ai aussi réalisé que je devais penser à mes attentes pour dans plusieurs mois car un bambin de 16 mois c’est pas pareil qu’à 8 mois. C’est bête mais je n’y avais même pas pensé (comme toujours à pas voir plus loin que mon bout de nez).

Certaines parlent des sorties mais là encore je ne vois pas trop quoi affirmer : c’est évident que je préfère qu’elle ne reste pas tout le temps enfermée mais mieux vaut une super balade une fois de temps en temps que des sorties quotidiennes juste pour aller chercher les autres enfants à l’école.

C’est un peu comme la question du jardin : souhaite-t-on une nounou avec jardin ? Nous avons un jardin donc je suis tentée de dire que c’est quand même bien sympa. Mais en hiver le jardin… Et si c’est pour jamais pointer le nez en dehors de la maison sous prétexte qu’il y a jardin, c’est pas le but non plus.

J’ai lu aussi que toutes les nounous n’acceptaient pas certaines activités manuelles salissantes et que donc ça pouvait valoir le coup de préciser. C’est sûr que si on en est là… Mais, il ne suffit pas juste de mettre des plastiques pour protéger la table, le sol, etc. ?? Fouyou, ça rassure pas.

Enfin, il faut bien admettre (pour faire court mais j’y reviendrai peut-être plus longuement) que ça ne me réjouit pas du tout de laisser la pitoune à une autre à partir de septembre, même après 4 mois de congé parental, même si elle sera déjà plus grande… Et probablement même si l’« autre » est une super nounou, voilà ! Ça me fend le cœur, moi, d’imaginer que je ne serai plus aux premières loges pour la voir grandir. Je sais bien qu’à un moment donné elle ira aussi à l’école et qu’elle aura sa vie. Mais je n’avais pas prévu que ce moment arriverait si tôt. Je sais que certains utilisent un carnet de suivi que la nounou remplit consciencieusement la journée à l’attention des parents. À la fois, je trouve ça bien et, à la fois, j’imagine que ça doit être assez contraignant pour la pauvre nana qui doit consigner les horaires des siestes et tout. Je pense qu’il suffit qu’elle nous raconte en fin de journée les faits marquants, comment ça s’est passé quoi. De toute manière, on a bien compris que ça ne remplacera pas les sourires qu’on a manqués, c’est la vie… Yay life ! Allez, optimism power, je croise les doigts pour qu’on tombe sur une perle dès le premier essai.

Pour finir, juste une perle lue sur le blog d’e-zabel dans son article sur l’embauche d’une nounou :

- Ma fille monte sur un petit muret pour marcher dessus doucement, que faites-vous ? Vous l’aidez, vous lui demandez de descendre ou… ?
- Oh là je lui dit non non fais pas ça, tu vas tomber, te faire très mal, on mettra un médicament sur ton bobo et ça va piquer très fort (ah… mauvaise réponse…)

Petit tour chez la pédiatre

Hier, Ghanima avait son rendez-vous des 4 mois chez la pédiatre avec au programme les rappels de vaccins (pneumocoque et le quinta coktail contre diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et haemophilus influenzae b). Eh ben ça s’est super bien passé ! La pédiatre a confirmé que Ghanima grandissait bien et elle l’a trouvée bien éveillée, tout ça tout ça. « Tout va tellement bien qu’il n’y a rien à dire » qu’elle a dit !

Je redoutais un peu les vaccins parce que c’est quand même pas la partie la plus agréable mais Ghanima a à peine pleurer pour le pneumocoque (celui qui fait le plus mal) et 5 secondes plus tard tout était déjà oublié ! Je pense que ça vaut le coup de mettre les patchs Emla longtemps à l’avance. Là, je les avais collés une bonne heure avant le rendez-vous et comme la pédiatre avait du retard, Ghanima les a gardés presque 2h. Finalement c’est peut-être encore mieux. Au cas où, je prévois quand même toujours des vêtements pas trop compliqués à enfiler parce qu’en pleine crise de pleurs, les passages de tête/bras un peu difficiles ça le fait pas trop (c’est comme ça que pour ses premiers vaccins du 2e mois, Ghanima était rentrée en body à la maison). Aussi, maintenant pendant qu’on lui fait ses vaccins, je la tiens en câlin dans les bras. On avait déjà fait ça le mois dernier et je crois que ça aide un peu. La pédiatre l’a quand même trouvée assez cool et pense que c’est aussi le résultat de l’association plutôt positive « allaitement + portage » ! Je ne sais pas si réellement ça joue mais il faut admettre que notre petite fée est quand même sympa.

Là, par exemple, ça fait une semaine que Ghanima a un rhume, version qui commence avec le mal de gorge et qui se poursuit avec le nez qui coule et un bon mal de tête. On le sait parce qu’on a le même ! L’avantage est qu’avec un jour ou deux d’avance sur elle, on sait au moins un peu ce qui l’attend. On n’était quand même pas très fiers de notre coup, lui refiler un rhume c’est pas tout à fait l’objectif des bisous… Le problème c’est que le nez bouché c’est pas très pratique pour téter. Pourtant ça la rend pas plus grognon que d’habitude. Elle nous fait toujours plein de sourires et tout. Elle est trop rigolote.

Enfin tout ça pour dire que depuis le début cette pédiatre nous rassure et ça fait du bien. C’est pas tellement la question qu’elle partage notre vision mais elle n’a jamais l’air de juger. Par exemple, pour l’écharpe de portage, c’était la première fois qu’elle voyait des parents porter comme nous alors elle nous a posé plein de questions mais jamais elle n’a jugé. Idem pour l’allaitement, elle ne m’a jamais donné de règles à suivre, par exemple sur le nombre ou la durée des tétées. Par contre, ça m’avait fait beaucoup de bien quand elle m’avait dit que Ghanima était en parfaite santé et que donc il ne fallait surtout pas que je doute de mes capacités, qu’au contraire je devais me faire confiance. Aussi quand on s’inquiétait un peu des pleurs de Ghanima, elle avait insisté sur le besoin de câlins des bébé, que c’était bien normal d’avoir besoin du contact de ses parents. Ça changeait des « laissez la pleurer » servis à la maternité et ça m’avait franchement soulagée. J’aime bien cette façon qu’elle a de toujours renforcer notre confiance. Ça a l’air de rien mais je trouve ça très important. Et une fois de temps en temps ça fait pas de mal de s’entendre dire qu’on s’en sort comme des chefs, voilà !

Allaiter ou ne pas allaiter, telle est la question

Comme je l’ai déjà dit, je ne me suis pas posé la question de savoir si je voulais allaiter, pour moi ça allait de soi. La nature semble avoir bien fait les choses et le lait maternel est quand même ce qui se fait de mieux pour un bébé. Et faire de mon mieux pour la santé de mon bébé était une raison amplement suffisante pour me convaincre. Et puis, en toute honnêteté, je ne voyais pas non plus de raison de ne pas allaiter. Ça me stressait un peu et je me doutais que ça ne serait pas facile tous les jours mais comme le reste quoi. De même pour la durée, si l’OMS recommandait 6 mois d’allaitement exclusif, y compris dans les pays où on ne souffre pas de la faim et où on trouve du lait maternisé de qualité, ce n’était probablement pas juste pour échauffer certaines défenseuses des droits de la femme libérée. Donc voilà !

Ensuite, les bienfaits pour ma santé et le lien privilégié que pourrait occasionner l’allaitement, c’était que du bonus. C’est même plutôt après coup que j’ai découvert à quel point ça pouvait me faire fondre : pouvoir regarder ses yeux pendant la tétée, avoir sa petite main posée, tout ça tout ça… En même temps, je ne me représente pas trop mais j’imagine que donner le biberon doit apporter à peu près le même genre d’expériences.

L’autre jour je lisais que ça augmentait aussi notre confiance en tant que mère. Je n’irais peut-être pas jusque là (il y a quand même de sérieux moments de doute hein ?) mais ce n’est pas faux de dire que ça aide à se sentir maman. Je ne sais pas trop comment expliquer… Évidemment je sais que je suis maman mais je veux dire c’est pas parce que c’est marqué sur le papier que je le ressens nécessairement. Et je n’étais pas bien sûre d’avoir le profil alors ça m’a un peu décomplexée de pouvoir exprimer mon côté maman câlin.

Un peu dans le même ordre d’idée, j’ai trouvé ça amusant à un moment donné de me dire que j’allaitais mon bébé comme le font les autres mamans mammifères : comme la maman chat, la maman lion, la maman antilope, la maman panda ! (On s’amuse comme on peut…) Enfin, comme quoi on n’est pas toutes pareilles puisqu’il paraît que certaines sont encore plus écœurées par ce genre d’idées. En ce qui me concerne, ça m’a fait du bien de me sentir mère comme toutes les autres mères de la planète. Réduire une femme au statut de vache à lait parce qu’elle allaite, ça c’est vexant mais après, à vrai dire, je trouve ça un peu faux-cul de se dire que la femme est au-dessus de tout ça, qu’on vaut quand même mieux que les autres mammifères. Des fois qu’un jour on trouve aussi qu’aller aux toilettes ne fait pas assez glamour pour la femme moderne… Attention, je comprends bien que l’aspect « comme la maman panda » puisse perturber plus qu’amuser certaines mamans. On n’a pas toutes les mêmes besoins et à chacune de trouver la solution qui lui correspond le mieux et qui lui fait le plus de bien. Mais j’avoue qu’un certain discours *féministe* a aussi tendance à m’agacer.

Un autre truc amusant avec l’allaitement, c’est de réaliser que son bébé grandit bien et que c’est uniquement avec le lait qu’on produit. C’est quand même fou quelque part, non ? C’est aussi en cela que je trouve que l’allaitement est en bonne continuité avec la grossesse.

Enfin, tout ça n’explique pas pourquoi je suis à ce point attachée à ce que ça marche. Même convaincue des bienfaits de l’allaitement, je suis la première surprise de voir à quel point cet allaitement me tient à cœur. Quand je discute du choix de ne pas allaiter, je bute toujours sur l’argument « Enfin le biberon ne rend pas les enfants plus bêtes ou traumatisés ». Ben oui j’ai rien à répondre à ça ! Oui, je sais bien que les laits maternisés sont aussi très biens. Alors d’où vient le bloquage ?

Le fait est que j’ai cherché un moment les raisons qui motivaient les mamans à biberonner plutôt que d’allaiter. Il faut admettre que les biberonneuses, qui en ont visiblement toutes assez qu’on les travaillent au corps sur le sujet, s’expriment quand même assez peu sur leur non motivation. J’aurais aimé lire plus de mamans expliquer leurs vraies raisons, c’est dommage qu’elles ne s’expriment pas plus. Quand je lis que certaines ça les dégoûte, je comprends bien qu’on ne peut pas aller contre ça. Après, j’avoue, sans vouloir vexer, que je trouve certaines raisons un peu bidon.

Par exemple, le fait de vouloir faire participer le père. Très sincèrement, le père peut tout à fait profiter de son bébé même si la maman allaite. De même que le père peut tout à fait se lever la nuit pour soulager la maman, même si c’est la maman qui tient l’open bar. Et si vraiment on veut, on peut toujours tirer son lait. J’ai d’ailleurs une copine qui faisait ça pour dormir un peu. Perso le tire-lait, c’est pas mon truc mais ça marche aussi. Niveau organisation, j’avoue qu’avec plusieurs enfants la possibilité de déléguer est un bon argument. De même avec des jumeaux (ou plus), même si je sais qu’allaiter est tout à fait envisageable, je comprends que ça puisse décourager. Mais, en dehors de ça, je reste persuadée que donner le biberon n’est pas forcément plus pratique. Ne pas avoir à préparer le biberon, le laver, le stériliser… c’est aussi plutôt cool.

Ensuite, il y a la question de la pudeur : c’est vrai que ce n’est pas forcément évident mais on peut s’adapter. Et puis là pour le coup si on veut parler de féminisme, je trouve ça un comble de se dire qu’après toutes ces années d’émancipation de la femme, celle-ci ne soit toujours pas suffisamment à l’aise avec son corps pour faire quelque chose d’aussi naturel qu’allaiter. Certes, le topless à la plage ou les seins à l’air dans les magazines et pour n’importe quelle publicité de yaourt, ça montre notre ouverture d’esprit alors que montrer un sein pour allaiter ça renvoie simplement la femme à son statut de nourrice… Femmes libres, que tous vos poils se hérissent ! Je déconne. Bien sûr, tout n’est pas blanc ou noir… Oui, j’admets que la question de la pudeur est très personnelle mais je voudrais aussi soulever le fait que ce n’est pas plus mal aussi pour son statut de femme de gérer ce rapport au corps. Après tout, oui, on a des seins bon et après ? On ne parle quand même pas de péter en public !

Question seins, il y aussi la peur de les voir abîmés par l’allaitement. Je ne dis pas qu’à un moment je ne me suis pas inquiétée de savoir si mes seins allaient revenir à leur taille de départ (c’est vraiment possible ??) mais sinon… Les filles, si vous avez peur pour votre plastique, je pense qu’il vaut mieux ne pas être enceinte dès le départ parce que bon c’est pas top top déjà à ce niveau la grossesse.

En même temps, me direz-vous si c’est si prise de tête, pourquoi s’embêter ? Outre le fait que je voudrais prouver que ce n’est pas plus s’embêter (promis juré craché), je comprends que je fais quand même un blocage ! Pourquoi ça me perturbe à ce point qu’une mère ne veuille pas allaiter ? Pourquoi partout où je regarde sur Internet le sujet semble-t-il si brûlant ?

La réponse à ma première question m’a demandé une bonne dose d’introspection mais j’ai finalement compris pourquoi allaiter était si important pour MOI. Attention les yeux, j’y vais. Pour faire simple, j’ai (méga) peur que Ghanima meure ou qu’il lui arrive quelque chose (version soft de la peur numéro 1). J’ai aussi très peur que ce bonheur disparaisse du jour au lendemain. C’est un peu stérile comme peur mais c’est comme ça et puis ça s’explique pour partie par mon histoire personnelle. Bref ! Donc du coup, il est capital pour moi de faire tout mon possible pour mettre un maximum de chances de son côté. Ça explique mon choix d’allaiter sur le simple argument des bienfaits pour sa santé et ça explique également pourquoi j’ai besoin que ça marche. J’ai aussi compris que j’avais besoin d’être rassurée sur ma féminité et mon statut de mère et depuis le départ l’allaitement fait partie de ma vision de la mère. Il ne s’agit même pas d’une vision de la bonne maman. C’est juste qu’allaiter fait naturellement partie de la fonction de maman (dans mon imaginaire j’entends). Allaiter est simplement une façon pour moi de rentrer dans mon statut de maman. C’est d’ailleurs plus ou moins le besoin que j’exprimais tout à l’heure. En définitive, si le choix des biberonneuses me perturbe, ce n’est pas parce que je crois réellement qu’elles font mal mais si j’admets qu’allaiter ou biberonner ne fait AUCUNE différence… Ben, ça détruit un peu tout mon rêve, et de pouvoir de faire quelque chose pour protéger ma pitoune, et d’avoir tout ce qu’il faut pour être une maman…

Et pourtant je croyais avoir pris la décision assez naturellement… Comme quoi c’est toujours plus compliqué dans nos ptites têtes !

En ce qui concerne ma seconde question (l’allaitement est un sujet brûlant), j’ai compris au moins une chose en lisant ce billet de Papa anonyme : quel que soit son choix, une nana n’aime pas voir son être remis en question du fait de sa décision. Quand on attaque la maman qui biberonne, c’est sa façon d’être mère que l’on attaque. À l’inverse, si le billet de Papa anonyme peut faire mal à la maman qui allaite, c’est qu’il attaque sa façon d’être femme. Et ça fait mal tout pareil je pense, pas moins déstabilisant ! Dans les deux cas, la réaction est de se dire « Mais merde je fais rien de mal pourquoi je m’en prends plein la tête moi ? ».

Même si je me suis exprimée librement, j’espère avoir réussi à ne blesser personne (c’était pas le but en tous cas). Juste pour finir, 2 billets qui peuvent aider la réflexion : Informer sans culpabiliser : est-ce seulement possible ? de la poule pondeuse et la revue de Ségolène sur le livre Le conflit, la femme et la mère d’Elisabeth Badinter (oui parce que quand même…).